Les magazines de mon enfance

Aujourd’hui j’ai envie de faire un article Madeleine de Proust en vous parlant des nombreux magazines que j’ai lu durant mon enfance.

Car oui, quand j’étais petite, j’ai eu une chance immense ; celle d’avoir une maman propriétaire d’une boutique de presse. Du coup, j’ai volé des tonnes des bonbons en cachette et j’avais un accès quasi-illimité à tous les magazines jeunesse.

C’était dans les années 90, et cela a forcément influencé mon goût de la lecture.

Les histoires pour s’endormir

La première catégorie de magazines est celle que j’appelle « les histoires pour s’endormir ». Il s’agissait des magazines qui contenaient une ou plusieurs histoires, souvent sous forme d’épisodes d’un numéro à l’autre.

Tout d’abord, il y avait les J’aime Lire, magazine qui existe toujours aujourd’hui. Je crois me souvenir que chaque numéro était composé d’une histoire complète, suivie d’un épisode des aventures de Tom-Tom et Nana.

Ces histoires étaient assez amusantes, mais elles m’ont pas marquées plus que ça et je n’en conserve quasiment aucun souvenir. Un petit tour sur Google m’a toutefois me permis de retrouver les deux couvertures ci-dessus. Je me souviens avoir lu ces histoires-là, j’ai souvenir qu’elles étaient drôles, mais… je serais bien incapable de vous en parler !

Autre magazine que je lisais : Bonne nuit les petits. Là non plus, je n’en garde pas beaucoup de souvenirs, hormis une histoire en particulier, qui m’a marquée, je ne sais pas trop pourquoi. Il s’agissait d’un conte ambiance Mille et une nuits dans laquelle un Sultan propose la main de sa fille à qui sera capable de la sortir de l’infinie tristesse qui la ronge. Après l’échec de nombreux princes, le héros réussit en fabriquant une paire de lunette à la jeune fille qui retrouve instantanément sa joie vivre.

Je lis des histoires vraies, qui s’adresse à un public plus âgé que les précédents (à partir de 8-10 ans), est l’un des magazines dont je garde le meilleur souvenir.

Je n’ai pas eu l’occasion d’en lire beaucoup, car malheureusement, ils ont commencé à paraitre assez tardivement, à peine quelques mois avant que ma mère ne vende le magasin. Par ailleurs, j’étais déjà très orientée Imaginaire, et les histoires proposées ne m’intéressaient pas toujours forcément.

Je conserve toutefois un souvenir fort de l’histoire de Leonardo de Vinci, qui reste ma préférée.

Enfin, un peu hors-catégorie, il y avait Les plus beaux contes du monde. Le fascicule pourvu de magnifiques illustrations était toujours accompagné d’une cassette audio dans laquelle la conteuse Marlène Jobert nous faisait la lecture du conte.

J’ai passé JE NE SAIS COMBIEN d’heures à écouter et réécouter chacun de ces contes. La collection comptait des contes classiques (Blanche-neige, Le Petit Chaperon-rouge, La petite Sirène…) et d’autres nettement moins connus (La chèvre de Monsieur Seguin, Le vaillant petit tailleur…).

Les magazines éducatifs avec leur truc à construire

Seconde catégorie de magazines, les livrets éducatifs qui se divisaient en X numéros à acheter chaque semaine – généralement le mercredi. Ces magazines étaient accompagnés d’une morceau de quelque chose à construite au fil des numéros.

La collection pour laquelle j’ai été la plus assidue était Robin des bois et la fabuleuse histoire des châteaux forts. Chaque numéro proposait un morceau du château de Robin des bois, et je l’avais presque complété lorsque le magasin a été vendu. Malheureusement, je n’ai jamais retrouvé les numéro suivants chez aucun marchand de journaux et mon château est resté inachevé.

Le magazine en lui-même se divisait en plusieurs rubriques. Il y avait une BD narrant les aventures de Robin des Bois et de ses compagnons, des articles expliquant la vie au temps des châteaux forts, des rubriques DIY (« Fabrique ton arc et ton carquois »…), etc. C’était vraiment très instructif.

Autre collection que j’ai suivi avec une certaine assiduité : Dinosaures.

Celle-ci a eu deux édition dans les années 1990 : la première en 1993, année de sortie de Jurassic Park (illustration ci-contre), et la seconde en 1997, année de sortie du Monde perdu.

Mon mari, un peu plus âgé que moi, a connu la première édition, tandis que je n’ai connu que la seconde. Celle-ci proposait de composer un squelette de ptéranodon puis de tyrannosaure.

Mon mari possède encore ses exemplaires, et il est assez amusant de constater combien le savoir de l’époque est aujourd’hui obsolète.

Dernière série que j’ai particulièrement appréciée : Il était une fois la vie.

Vous connaissez certainement la série animée – elle a marquée des générations entières. Et pour cause, elle est toujours éditée et très facile à trouver en coffret DVD ou Blu-ray.

Bref, j’ai découvert cette série par le biais de son édition presse. Elle se composait d’un livre à la reliure cartonnée, dont les dos formait un motif, d’une VHS contenant un épisode de la série et d’un morceau de corps humain à assembler au fil des numéros.

Malheureusement, je n’ai pu profiter que de quelques numéros car chacun d’entre eux coûtait quand même assez cher. Mes parents, d’ailleurs, ouvraient le cellophane, le laissaient regarder une fois la VHS, puis remettait le tout en vente en refermant le cellophane avec un bout de scotch, ni vu ni connu.

Les magazines Disney

Enfin, qui dit presse, dit magazines Disney. Ceux-là, vous en avez forcément lu au moins un dans votre vie !

J’adorais particulièrement le Journal de Mickey, sur lequel je sautais chaque mercredi. Un numéro en particulier m’a beaucoup marqué : le spécial Titanic, sorti à l’occasion du film éponyme, en 1997.

Il y avait dedans une BD dans laquelle Picsou se lançait dans une opération « Renflouons le Titanic ». Toujours avare, il envoie Donald et les neveux, mais Flairsou (Gripsou ?) leur met des bâtons dans les roues.

Il y avait également tout un dossier sur l’histoire du paquebot et un autre sur le tournage du film.

Mais le must-have, du numéro, c’était cette maquette en carton du Titanic à construire soi-même. Et ce n’était pas un petit truc tout merdique, hein, non, c’était une GRANDE maquette, avec pas mal de détails et de trucs à coller partout !

Dans le même genre que le Journal de Mickey, il y avait les Picsou magazine, mais j’accrochais moins. Peut-être parce qu’il ciblait un public un poil plus âgé ? Je ne sais pas…

Et je me souviens avoir également dévoré de nombreux Super Picsou géant.

Mais mon magazine Disney le plus marquant, restera sans conteste Minnie Mag, principalement parce qu’il est rattachée à des souvenirs marquants.

En effet, ma mère ne vendait pas ce magazine-là. C’est ma meilleure amie de l’époque qui me l’a fait découvrir. Lorsque nous avons déménagé, je n’avais plus beaucoup de contacts avec cette amie, mais j’ai retrouvé ce magazine chez le marchand de journaux. Je l’ai acheté par nostalgie – ce devait être le numéro 20, je crois. Par la suite, j’ai acheté chaque mois assidument pendant des années.

Le magazine se composait de petites histoires sous forme de BD et d’articles sympa. Grâce à lui, j’ai construit une cabane dans les bois dont j’ai été très fière, fait des meringues et de la mousse au chocolat et redécoré entièrement ma chambre. Que du fun ! J’avais même envoyé des courriers pour les rubriques problèmes personnel mais ils n’ont jamais été publiés, haha !

Et toi, tu lisais quoi ?

Voilà pour ce petit tour d’horizon en milieu nostalgique !

Et toi ? T’arrivait-il de mettre un pied chez le marchant de journaux ? Y a-t-il des magazines que tu lisais lorsque tu étais enfants ? Desquels s’agissait-il ?

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