Jeux

Les Sims 4

 

Éditeur Electronic Arts
Développeur Maxis
Date de sortie Europe 4 septembre 2014
Plateformes Mac, PC, Xbox One, PlayStation 4

 

Je dois avouer quelque chose : les Sims, je suis tombée dedans voilà bien longtemps, au début des années 2000, grâce au jeu premier du nom, et c’est leur merveilleuse extension The Sims Abracadabra qui m’a rendu définitivement accro.

Les Sims 2 a entrainé une vraie révolution du jeu sur le plan esthétique grâce l’apparition d’un moteur graphique 3D qui permet en autre de déplacer sa caméra presque comme on veut. Par ailleurs, cette seconde version du jeu introduit le système de vieillissement : un vrai chamboulement dans le gameplay !

Les Sims 3 apportera lui aussi sa révolution : le monde ouvert. Les Sims ne sont plus limités à leur seule maison mais ont toute la ville pour terrain de jeu (dont ils peuvent acheter tous les terrains communautaires, si ça leur chante) et peuvent se rendre d’un terrain à l’autre facilement sans que la partie ne soit coupée par un de chargement.

Lorsque j’ai testé pour la première fois cette version 3, j’ai dans un premier temps été déçue des limitations. En effet, je possédais alors beaucoup d’extensions des Sims 2, et repartir ainsi de zéro a été très frustrant. Mais avec le temps et l’achat progressif de nouvelles extensions, je me suis plutôt bien habituée à ce troisième opus.

Échaudée par par ce sentiment de frustration j’ai, à la sortie des Sims 4, préféré attendre de voir les avis sur le jeu et les extensions qui allait en découler. Prix exorbitant + pas de révolution de jeu notable = on va rester sur le 3 pour le moment, hein ! Et puis finalement, en voyant tout récemment une promotion à -50% sur le jeu et une grande partie de ses extensions, j’ai eu envie de tester, pour voir. DONC, qu’est-ce que ça donne ?

/!\ Précision : j'ai acheté en même temps que le jeu les extensions Vampires et Mondes Magiques.
Je n'ai pas encore beaucoup joué, et suis peut-être passée à côté de beaucoup de choses.

 

La création de personnages :

Premier point à relever, bien sûr, la création de personnages et, tout de suite, un premier aspect me frappe : les graphismes à la fois plus réalistes – du moins, plus précis – et plus cartoonesques que dans les Sims 3. La variété des expressions faciales est bluffante !

La diversité dans la création des personnages est à mes yeux le principal point fort de ce quatrième opus. Il est possible d’ajuster de nombreux paramètres morphologiques, des cuisses à la largeur de la mâchoire, en passant par les avant-bras ou la largeur du cou.

Dans les couleurs de peau, ainsi que les vignettes « premade » de corps et de visages, on constate une diversité ethnique bien plus grande que dans les Sims 3. Et dans les paramètres de genre, une nouveauté très intéressante : nos Sims peuvent désormais être trans (possibilité d’être enceinte ou de mettre enceinte) ou stériles. Un bon point pour la représentativité !

Quelques petits points noirs viennent cependant entacher le tableau :

  • La liste des traits de caractère est vraiment très réduite, et n’offre que peu de diversité dans les caractères.
  • Nos Sims restent obligatoirement valides : toujours pas de sims en fauteuil (peut-être un jour ?)

 

Nouveauté – le didacticiel :

Une fois le personnage créé, une nouveauté apparait – du moins, je pense qu’il s’agit d’une nouveauté car il ne me semble pas avoir vu de telle fonctionnalité dans les précédant Sims – le didacticiel.

Alors soyons clairs, celui-ci n’est intéressant que si VRAIMENT nous n’avez jamais joué aux Sims et que vous n’y connaissez rien du tout. En plus, il bugue ! Je me suis retrouvée à la dernière liste d’objectifs à ne plus pouvoir rien faire. On me demandait de visiter des terrains communautaires, mais cette fonction était désactivée du fait du didacticiel. Impossible d’aller nulle part !

Heureusement, il est possible de quitter ce mode très facilement pour enfin commencer vraiment la partie.

 

Le quartier et son voisinage :

Maintenant que notre personnage est créé, nous sommes prêts à le faire emménager.

Deux choix de villes s’offrent à nous, plus si l’on possède des extensions. Grande nouveauté (et à peu près le seul point positif que j’ai relevé à ce niveau) : il sera désormais possible pour nos Sims de se rendre très facilement d’une ville à l’autre, en visite ou pour y emménager.

Malheureusement, nous sommes à nouveau dans un environnement fermé. Si cela entraine une plus grande fluidité de jeu et des temps de chargements très réduits, j’ai toutefois eu un fort sentiment de régression par rapport aux Sims 3. Pour tout dire, j’ai même eu l’impression d’étouffer sur mon tout petit terrain de début de jeu, jusqu’à ce que je comprenne comment fonctionne le système de déplacement.

Bref, on touche là à l’une de mes plus grosses déceptions dans le jeu, de celles qui font que je ne compte pas pousser plus loin mon exploration.

 

Interface & ergonomie :

La première chose qui m’a choqué en démarrant une nouvelle partie, c’est la nouvelle interface.

Jusqu’alors, quelles que soient les versions du jeu, tout était toujours accessible par des boutons ou des onglets dans le coin inférieur gauche de notre écran.

Là… Il y en a partout. C’est affreux. Un vrai bordel !

Les infos d’humeur de notre sims se trouvent en bas à gauche, les infos sur ses besoins physiologiques, ses aspirations, son emploi et son inventaire en bas à droite. Et c’est en haut à droite que l’on trouvera la boutique (fusionnée avec le mode construction), la carte pour se déplacer en ville ou encore les options de caméra (je note en passant l’ironie du « mode caméra Sims 3 » : ils avaient tellement pas confiance dans leur nouvelle façon de gérer la caméra qu’ils ont préféré laisser aux joueurs le choix. Merci d’ailleurs !)

Les besoins physiologiques ou encore les objectifs d’aspirations, qui étaient visibles d’un seul coup d’œil dans les précédents opus sont désormais masqués : il faut cliquer sur un bouton pour les voir.

Bref, pour moi qui aie un écran très haute définition, naviguer aux quatre coins de mon écran pour vérifier des infos est d’une pénibilité sans nom. Je ne comprends vraiment pas ce choix qu’ils ont fait. Après tout, on n’est plus à l’époque des écrans 800×600 ! Peut-être craignaient-ils de nous noyer sous trop d’infos ?

Si au moins l’interface était réagencable, cela aurait pu passer, mais ce n’est pas le cas…

 

Autres trucs en vrac :

  • Dans les Sims 4, nous retrouvons le système d’aspirations qui, si l’on parvient à cumuler suffisamment de points, nous permettra de débloquer des bonus comme Vessie d’acier, Rarement affamé, Traitement pour la fertilité, etc. Un changement majeur apparait toutefois : pour obtenir des points, il faudra désormais remplir des objectifs, à la manière d’une quête. Le truc chiant, c’est qu’on ne peut pas choisir d’ignorer certains objectifs au profit d’autres. On est obligé de tous les faire. Résultat : les bonus sont beaucoup plus longs à obtenir.
    Je suis assez dubitative devant ce système de « quête ». En les découvrant, je n’ai pas pu m’empêcher de repenser à cette vidéo sur le gamedesign et sa la réflexion en seconde partie sur l’intérêt de jouer pour jouer, sans aucun objectif autre que simplement s’amuser. Pour moi, l’absence d’objectif est précisément ce qui fait TOUT l’intérêt des Sims, et me voir imposer ainsi ces espèces de quêtes sans possibilité de les contrer me botte moyen-moyen.
  • Un des changements majeurs de cette version par rapport aux précédentes, est le fait de pouvoir jouer n’importe quel Sims au cours de sa partie. Cela peut être un avantage si l’on souhaite créer son propre univers – encore que les limitations au niveau de la personnalisation des quartiers vont vite être limitantes.
    Personnellement, je n’ai pas adhéré au concept. En effet, quand je joue aux Sims, je me focalise souvent sur UN personnage, je lui fais vivre sa petite vie, et, au final, je m’attache beaucoup à lui (ou à sa famille).
    La possibilité de pouvoir contrôler tout le monde réduit d’autant mon attachement à mon personnage principal. Par ailleurs, je trouvais un intérêt de jeu dans la difficulté à draguer tel ou tel Sims, à les convaincre de faire des trucs improbables, ou à virer les occupants de maisons pour me les approprier. A présent, pourquoi s’embêter ? Si un Sims est récalcitrant à faire quelque chose, il suffit d’en prendre le contrôle. Plus de frustration, mais surtout, plus aucun intérêt…

 

En résumé :

Cette (plus si) nouvelle version des Sims apporte quelques changements dans les graphismes et le gameplay, sans pour autant que ceux-ci se révèlent révolutionnaires. Pire, elle régresse sur certains points et va jusqu’à tuer l’intérêt de jeu sur d’autres – mais ceci dépend, bien sûr de vos attentes.

A noter que, peu avant d’essayer les Sims 4, j’avais une partie encours sur les Sims 3, il est donc possible que cela ait fortement influencé ma vision et mes attentes. Mais une chose est sûre : ces quelques heures de test n’auront pas su me convaincre de pousser plus loin l’exploration et je comprends maintenant pourquoi je n’ai jamais vu que des commentaires déçus de ce jeu.

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